L’amour est, à l’échange du risque de se briser, une amélioration de la clarté du monde.
On peut aussi vivre en « soi sûr qui ne se blesse pas », mais ce faisant la résolution du monde et l’épaisseur de sa propre histoire deviennent incroyablement fines, je pense. Aimer, c’est un acte qui consiste à accepter le risque de se briser pour accéder à des émotions et des transformations que l’on n’atteint jamais seul—et l’humanité, me semble-t-il, n’a pas pu renoncer à cette intensité au profit d’aucune autre forme de sécurité.