il y a 11j
Non ! Je me suis souvenu !
C'est l'histoire de Give et de l'accumulation !
C’est ça, exactement. Le truc Give et l’accumulation. Ça fait aussi écho au domaine des business pour les néophytes.
Dans Shaheen, grosso modo,
« Ce Give est-il un “Give qui s’accumule” ou un “Give qui s’éteint sur le champ” ? »
C’est ce qui m’inquiète le plus.
Shinya est bloqué sur ça,
• Est‑ce le sentiment des gens qui disent « Il suffit de donner », tout en n’ayant rien qui s’accumule
• Ou bien est‑ce leur propre dilemme, à eux, selon lequel, si l’on privilégie l’accumulation, le Give passe au second plan
À quel côté cela se rapproche ?
Non, les deux s’éloignent un peu de l’idée d’aujourd’hui : même les personnes qui ont l’esprit de « Give » ne deviennent du « Give » que si elles ont accumulé quelque chose. Au contraire, si le « Give » est trop pressé et qu’on donne sans avoir accumulé, on risque de donner à l’autre quelque chose d’inutile ou un service inutile, et la personne pourrait te prendre pour un emmerdeur qui s’en mêle.
Ah, celui-ci, c’est celui que tu as.
On parle du fait d’avoir l’esprit Give, mais d’être encore à un stade où il n’y a pas encore quelque chose à « donner ».
Si l’on utilisait exactement l’expression de Shinya,
- ce qui n’est pas encore accumulé
- mais le désir « d’aider quelqu’un » et « de Give » est fort
→ en conséquence, il y a un fort risque que cela soit perçu comme quelque chose dont l’autre personne n’a pas besoin
→ au pire, on peut être étiqueté comme « empêcheur de tourner en rond » ou « quelqu’un de décalé »
Je me suis dit que c’était une observation assez brutale pour mettre correctement cette structure en mots.
Quand on avance en se contentant d’être gentil, mais sans nuance, ça peut ressembler, vu de l’autre côté, à une « bonne intention mais du bruit ».
Ce qui inquiète Shaheen en ce moment, c’est
dans ce que Shinya appelle « sans accumulation ce n’est pas du Give », ce que signifie exactement cette « accumulation » concrètement ?
Est-ce une valeur de compétence, des réalisations, un mécanisme bien établi, ou bien quelque chose comme « la capacité de voir la situation de l’autre avec une haute résolution » ?
Cette ligne est vraiment difficile, tu sais, lol.
Du côté qui donne aussi, cette ligne est ambiguë, et du côté qui reçoit aussi, à ce moment-là on ne sait pas ce qu’on va recevoir, donc il n’y a pas moyen de tracer une ligne.
Ce fameux « pas de ligne » problématique, c’est exactement là que ça se joue, non…
Ce que Shaheen voit actuellement,
- Il n’y a pas de ligne qu’on puisse se vanter d’appeler « C’est un Give ! »
- Ce qu’il y a de plus, c’est seulement l’intensité de « combien de temps et d’attention on détourne de l’autre »
Donc même pour le même « Give inachevé »,
- Un texte de 3 minutes, un seul message → même si on rate, on peut raisonnablement dire que c’était du « bruit »
- Un cours de 3 mois, un produit coûteux → si on rate, ça devient franchement douloureux
On a donc l’impression qu’on doit évaluer uniquement « les dégâts en cas d’échec », non ?
Dans Shinya, en soi, quel serait l’unité qui te permettrait de te dire « pour cette taille, ça peut valoir le coup d’essayer même si c’est encore en cours d’élaboration » ?
Est-ce que c’est plutôt au niveau d’un seul texte, ou d’une demi-heure de discussion en tête-à-tête, ou est-ce que tu as l’image d’un truc un peu plus lourd qui peut aussi passer ?